
Œuvre de référence sélectionnée en 2013 par l’Éducation nationale pour les collégiens (3e/2de).
Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre
Carnet pédagogique rédigé par Vinicius Coelho, comédien, traducteur et formateur en milieu scolaire, publié en avril 2019 et mis à jour en mars 2023.
Les Suédois Suzanne Osten et Per Lysander revisitent avec brio le mythe de Médée.
Médée et Jason sont ici des parents en pleine crise : le chef des Argonautes a jeté son dévolu sur Créuse et veut quitter le foyer. Petite Médée et Petit Jason, âgés de 9 et 5 ans, figurent les enfants du couple. Ils revivent le drame à travers leurs peluches, sous le regard de leur nourrice qui tente de détourner leur attention d’enfants.
Si certains épisodes du mythe fondateur sont abordés, comme la folie de Médée, l’inconstance de Jason, la mort des enfants en parabole, le propos est davantage de parler de la famille aujourd’hui, du désamour des parents qui reste un mystère pour les enfants.
Un texte très contemporain, mais déjà un classique du théâtre pour la jeunesse.
Née en 1944 à Stockholm, Suzanne Osten est metteuse en scène, autrice et réalisatrice. Elle dirige Unga Klara, la scène jeunesse du Théâtre de la ville de Stockholm. Depuis près de 40 ans, elle a créé la plupart des spectacles jeune public en Suède.
Per Lysander, né en 1944 en Suède, est scénariste, écrivain, et directeur de théâtre. Il a dirigé le théâtre de la ville de Götteborg de 1989 à 1992, avant de devenir directeur dramatique de l’Institut dramatique de Stockholm.
Marianne Ségol est née en Normandie. Comédienne et traductrice, elle est titulaire d’une double maîtrise de français langue étrangère et de lettres scandinaves. Après plusieurs années passées sur scène en tant que comédienne, elle se lance dans la traduction de littérature suédoise. Passionnée par l’écriture dramatique contemporaine, elle se rend régulièrement en Suède pour découvrir des créations, rencontrer des auteurs, des directeurs de théâtre et des agents. L’intérêt de ces va-et-vient entre deux pays, entre deux langues, est de permettre la rencontre de deux cultures et de deux traditions théâtrales aussi riches que complémentaires. Elle a traduit à ce jour une trentaine de pièces, dont une dizaine pour le jeune public, et une trentaine de romans, dont une dizaine pour la jeunesse. Outre Jonas Hassen Khemiri, elle traduit des auteurs de théâtre comme Sara Stridsberg, Suzanne Osten, Rasmus Lindberg, Staffan Göthe, Erik Uddenberg, Ann-Sofie Bárány, Malin Axelsson… et des auteurs de romans comme Henning Mankell, Håkan Nesser, Per Olov Enquist, Katarina Mazetti, Astrid Lindgren, Stefan Casta, Mats Wahl, Annika Thor, Per Nilsson…
Membre fondatrice de LABO/07 (réseau d’écritures théâtrales internationales d’aujourd’hui), elle a codirigé avec Karin Serres les Cahiers de la Maison Antoine-Vitez n° 10, Étonnantes écritures européennes pour la jeunesse (2013, Éditions Théâtrales).
Elle coordonne le comité nordique de la Maison Antoine-Vitez, centre international de la traduction théâtrale.
On peut commencer en lançant une discussion autour de l’hypertextualité grâce à la quatrième de couverture. Il s’agirait de relever les liens que la pièce Les Enfants de Médée établit avec Médée, la tragédie d’Euripide.
Cela peut être l’occasion de faire découvrir les versions plus répandues (Euripide et Apollonios). Pourquoi ce mythe a-t-il été source d’inspiration à nombre d’autres artistes ? Seulement en théâtre, on compte Sénèque, Corneille, Heiner Müller, Chico Buarque, Sara Stridsberg…
Quelles sont les particularités de la pièce Les Enfants de Médée par rapport au récit original ? Le focus sur les enfants permet de donner voix à ceux qui ne sont pas entendus dans la tragédie d’Euripide. Les problématiques sont nouvelles puisqu’elles se placent au sein d’une famille contemporaine. Cela permet de comprendre la situation des petits vis-à-vis des conflits parentaux. Il faudra alors rappeler que les enfants n’ont même pas droit à la parole dans la tragédie d’Euripide. Dans ce sens, comment l’actualisation réalisée par Suzanne Osten et Per Lysander reprend-elle des spécificités du texte d’Euripide ? Sur le plan de la dramaturgie, par exemple, la présence du Chœur établi un lien important avec sa source antique. On peut donc rappeler son fonctionnement dans les tragédies et s’interroger sur sa fonction ici.
Quelle relation du mythe avec notre temps ? Comment le public d’aujourd’hui peut se connecter avec une tragédie datant de vingt-cinq siècles ? En relation avec Les Enfants de Médée, comment peut-on interpréter la phrase finale de la quatrième de couverture : « Un texte très contemporain, mais déjà un classique du théâtre pour la jeunesse » ? Faire comprendre le sens du mot « contemporain » et la polysémie du terme « classique ».
Dans cette partie, nous allons analyser certaines composantes d’ouverture du texte en soi. L’objectif est de découvrir ce qui gravite autour de celui-ci et ce qui est révélateur de son fonctionnement en tant que structure dramaturgique.
Il permet une vision globale de la pièce. Comment le texte se compose-t-il ? Quelle est la fonction du prologue ? Qu’est-ce qu’une scène classique ? Quelle est sa particularité par rapport aux scènes des fuites ? Il existe ici une résonance avec le théâtre classique grec et le mythe de Médée, car l’héroïne fuit à plusieurs reprises avec Jason jusqu’à ce qu’ils s’installent à Corinthe :
S’agit-il des indications de régie ou de fiction ? Que nous apprend-il des personnages ? Pourquoi les enfants s’appellent Petit Jason et Petite Médée et n’ont pas un véritable nom propre ? En quoi cela les renvoie à la tragédie de leur mère et de leur père ? En quoi cela les maintient prisonniers de la malédiction familiale, de leur héritage tragique ? Qu’est-ce que cette didascalie d’ouverture relève-t-elle de l’espace, du temps et de l’action ?
Comprendre la « règle des trois unités » d’Aristote (temps, espace et action). À propos du temps, on nous informe que « le jeu se déroule dans un laps de temps de vingt-quatre heures et reflète des conflits qui durent depuis des mois. » L’espace de la fiction est immuable, divisé en trois parties :
En s’appuyant sur la didascalie initiale et la liste des personnages, il est également possible d’imaginer les costumes et de réaliser des dessins. Dans cette même démarche, les élèves pourront aussi créer des maquettes de scénographie.
Il est toujours intéressant de travailler la notion de double énonciation d’un texte théâtral. En effet, un personnage s’adresse à la fois aux autres personnages et au public. Après une lecture silencieuse du « Prologue », vous pourrez poser quelques questions aux élèves : quels personnages sont présents dans cet extrait ? On remarquera alors que les premières répliques de la page 7 n’ont pas d’indication de nom de personnage. Qui parle alors ? La parole est adressée à qui ? Nous voyons que le Chœur, par exemple, qui exerce une fonction d’épicisation, c’est-à-dire que cette voix collective réalise une narration pour contextualiser les actions de la pièce. À l’image du théâtre antique, le Chœur est une voix qui commente les actions sur scène et donne des éléments du récit. Dans cet extrait, la Nourrice aussi dirige sa parole au public, pour expliquer en mots plus simples aux enfants ce que dit le Chœur. Si l’on reprend la didascalie d’ouverture, il y est indiqué que la Nourrice est le lien entre le monde des adultes et celui des enfants de Médée.
On pourrait analyser cela dans l’extrait suivant :
Petite Médée.– Mais un jour Jason aperçut une princesse qui s’appelait Créuse et il tomba éperdument amoureux d’elle.
Médée.– MAIS IL ÉTAIT DÉJÀ MARIÉ AVEC MOI !
La Nourrice.– Jason partit quand même avec Créuse parce qu’il était si amoureux.
Chœur.– Les fleuves sacrés Remontent vers leur source.
La justice est renversée
Ainsi que l’ordre du monde.
Les serments et promesses de fidélité
Sont rompus par les hommes perfides…
Médée pleure. Tout au long de la chanson, la nourrice traduit.
La Nourrice.– Ils engagèrent une garde d’enfants.
Chœur.– À présent règne la haine et les liens de l’amour se sont rompus.
La Nourrice.– Ils ne s’aiment plus.
Chœur.– Jason la répudie elle et ses enfants
La Nourrice.– Il est parti.»
Il est pertinent aussi de réfléchir sur la forme des répliques, qui sont en vers ou en prose. Pourquoi une telle alternance ? On verra dans la suite de la pièce que Médée reste dans un rôle de tragédienne, quasiment sans diriger la parole aux enfants, comme hors du temps et de la situation.
Il est possible de faire lire le texte en postface : « Mettre des enfants sur la scène ». Exploiter la vision du théâtre pour la jeunesse défendue par Suzanne Osten et Per Lysander – qui, ici, s’inspire de la tragédie d’Euripide mais du point de vue des enfants. En ce qui concerne le langage, leur but était de « maintenir intacte la langue classique de la tragédie dans les dialogues entre les parents et d’insérer une langue plus moderne dans les scènes des enfants. » L’approche à la tragédie se fait donc grâce à la thématique du divorce et de l’abandon des enfants, qui sont submergés par l’incompréhension des conflits parentaux. Cette incompréhension est traduite par le décalage linguistique entre les parents et les enfants. Ce sont les petits qui la cherchent, sans succès, et se mettent dans la peau de Jason et de Médée dans un jeu constamment métathéâtral.
Nous pourrons procéder dans un premier temps à une oralisation de quelques extraits de la pièce Les Enfants de Médée, par exemple : le « Prologue » (p. 7 à 9), « Se séparer : La première fuite » (p. 13 à 24) et « Scène classique 1 : La dépression de Médée » (p. 25 à 30). Pour avoir plus de détails concernant la réalisation d’une mise en voix avec ou sans pupitre, adressez-vous au glossaire sur notre espace pédagogique virtuel.
Après avoir réalisé une lecture cursive du « Prologue », de « La première fuite » et de la « Scène classique 1 », divisez le groupe selon le nombre de personnages présents dans chaque extrait. Comme il n’y a pas beaucoup de didascalies, l’enseignant·e peut prendre en charge leur lecture. Organisez les pupitres de manière à ce que chaque personnage ait son emplacement dans la salle. Expliquez aux élèves que pendant la mise en voix, on s’adresse à la fois au public et aux partenaires sur scène. Chaque petit groupe qui lit les répliques de son personnage devra ainsi bien articuler lors de la prononciation des mots pour être bien entendu en tant qu’une même voix. On peut effectuer des rotations afin que chaque petit groupe fasse des personnages différents.
Il s’agit d’essayer un jeu semblable à celui réalisé par La Nourrice dans le « Prologue », lorsque ce personnage explique avec des mots plus simples ce que dit le Chœur. Dans cet exercice, les élèves liront en relais le texte. Une phrase par élève ; si la réplique est plus longue que cela, on la partagera à plusieurs. À la fin de la lecture de chaque phrase, la personne suivante devra l’expliquer avec ses propres mots avant de donner suite à la lecture. Le but ici est de comprendre ce qui est dit, d’élargir la signification des phrases lues. Vous pouvez lire nos conseils sur la répartition de la lecture dans le glossaire, présent sur notre site.
Par exemple :
La personne 1 lit : « On n’a pas besoin de tout se partager » (p. 18). Puis, la personne 2 explique : « Je ne veux pas tout partager avec toi », et ensuite elle continue la lecture : « On peut avoir les choses ensemble ? » (p. 18), ce qui sera expliqué par la personne 3 et ainsi de suite.
Faire un bilan à la fin de chaque lecture, où les élèves pourront discuter de leurs impressions.
Pour cette partie, il faudra que les élèves aient appris par cœur deux extraits du texte. Dans un premier temps, on jouera « La première fuite : Bombes-et-grottes-et-tentes » (p. 18-21), jusqu’à la réplique de Petit Jason : « Si, elle existe ! Tu gâches toujours tout. » Ensuite, on jouera « Scène classique 1 : La dépression de Médée » (p. 25-30). Les didascalies ne seront bien sûr plus lues, mais prises en compte par le jeu. Vous pouvez consulter la rubrique La mise en jeu sur notre glossaire en ligne, si besoin.
Le principe de cet exercice de mise en jeu est d’interpréter chaque personnage au moyen d’un chœur, qui suit un coryphée (chef de chœur). Pour cela, on peut partager les élèves en fonction du nombre des personnages. Dans le premier extrait, par exemple, il n’y en a que deux (Petit Jason et Petite Médée). Ainsi, deux petits groupes interpréteront chaque personnage. Le coryphée joue la réplique de son personnage et le reste de son groupe l’imite par la suite. Pour favoriser la mémorisation du texte, le coryphée peut avoir le livre en main. L’élève « coryphée » doit tourner dans son petit groupe à chaque nouvelle réplique. L’idée est d’expérimenter différentes propositions d’interprétation dans ses plusieurs composantes (la voix, le corps, le regard, le déplacement, etc.).
Faire un bilan à la fin de la mise en jeu chaque extrait, où les élèves pourront discuter de leurs impressions. Il s’agit d’un exercice de mémorisation au début, mais c’est plus profondément une expérimentation collective du texte et de son interprétation corporelle, auditive et spatiale.
Les Enfants de Médée a été créé il y a plus de 40 ans. Il s’agissait de la première production d’un groupe indépendant dans le cadre du Théâtre municipal de Stockholm, constituant ainsi une sorte de combinaison de théâtre institutionnel et de groupe libre indépendant. Cela signifie, entre autres, une forte volonté de travailler collectivement et démocratiquement. C’était un processus avec l’ambition d’être ouvert à tous les métiers du groupe, aux artistes comme aux techniciens ou aux administrateurs.
Nous voulions trouver un moyen de faire de la tragédie classique pour un public d’enfants. Le texte a pris forme après les premières rencontres avec ce qui deviendrait l’audience. Les expériences de ces rencontres ont constitué la base du travail d’improvisation. Après cela, le texte a été livré et répété. Le processus était surveillé par un psychologue professionnel pour enfants, qui pouvait contribuer de son savoir et de son expérience, mais aussi aider le groupe à gérer ses propres angoisses. Le divorce, la jalousie, la mort et le meurtre ne sont pas des sujets faciles pour attirer un auditoire âgé de 8 à 9 ans.
Quels sont vos auteurs préférés ?
En ce moment, deux Anglais : Anatomy of a Suicide d’Alice Birch et The Tragedy of the Dutchesse of Malfy [La Duchesse d’Amalfi] de John Webster. En réalité, je travaille avec les deux en ce moment. Je suis très amoureuse de tous ces Britanniques. Christopher Marlowe est aussi fantastique.
Vos héros/héroïnes préférés dans la fiction ?
L’héroïne rousse Fifi Brindacier, qui a beaucoup de caractère et de force et pas de parents autour. En fait, je m’identifie à elle depuis l’enfance. Alice bien sûr, dedans ou dehors le pays des merveilles, dans la fiction de Lewis Caroll. Et bien sûr, le Professeur Smith - Leslie Howard - et pourquoi pas Lord Peter Wimsey dans les romans policiers de Dorothy L. Sayers. Ce sont des personnages puissants. Au moment de Les Enfants de Médée, le personnage interprété par Gena Rolands dans Une femme sous influence, film de Cassavetes.
Dans la vie, les réfugiés syriens en Suède qui ont dû tout recommencer.
Quelle musique écoutez-vous ?
Odetta et toute la musique noire qui a tout changé. De la musique folklorique grecque, style Teodoraki. Toutes les sortes de musique de percussion, comme la Batucada Fantástica.
Quels sont vos peintres, plasticiens/des œuvres plastiques, tableaux préférés ?
Je suis une historienne de l’art. Donc Bauhaus, les expressionnistes Kirchner et Schiele. Les modernistes italiens à partir de la fin des années 1950, dont Fontana, qui a coupé la surface du tableau, vous pouvez le voir à Milan.
Qu’aimez-vous voir sur scène ou à l’écran ?
Je vois tout, du théâtre indépendant, des classiques, des comédies musicales, des performances et surtout de la danse. Franchement, tout.
Quelles œuvres ont eu une profonde influence sur votre vie ?
Le nouveau théâtre américain autour de 1965. J’avais fait un workshop dispensé par le metteur en scène de La MaMa E.T.C. Tom O’Horgan et Ken Dewey à Stockholm. Et aussi les premières créations d’Ariane Mnouchkine avec le Théâtre du Soleil.
L’endroit où vous écrivez en général ?
Autour des comédiens en échangeant avec eux, dans les salles de répétition ou de spectacle.
L’endroit où vous avez écrit cette pièce spécifique ?
Dans le théâtre d’Unga Klara.
Les objets qui vous entouraient alors ?
Des meubles Ikea, des colonnes grecques, des peintures de Magritte dans un livre, une corde, un canard et un chien en peluche.
Sur quel support écrivez-vous ?
À l’époque, sur une machine à écrire.
Le moment de la journée où vous écrivez ?
Tant qu’il faisait jour.
Votre occupation favorite ?
La danse.
Quels sont les objets dont vous ne vous sépareriez pour rien au monde ?
Un collier qui appartenait à ma mère.
Votre idée de bonheur ?
Les autres.
Ce que vous voudriez être ?
Une grande sportive tout en étant une bonne metteuse en scène de films et de théâtre.
Le lieu où vous désireriez vivre ?
Dans de nombreux endroits. J’ai fait le tour du monde, mais l’amour est apparu en Suède.
Les dix mots qui vous accompagnent ?
Luxure/jeu/pièce/réflexion/justice/sœur/désir/enfance/perspective/psychose
Quel est votre état d’esprit actuel ?
Ma version d’un scénario de Bergman.
Mise en scène : Michael Cocke
Avec : Petter Andersson, Frida Jansdotter, Mats Jäderlund, Maria Simonsson, Hans Christian Thulin, Per Fritz, Christer Christensson.
Décor et costume : Katrin Brännström
Musique : Christer Christensson
Éclairage : Ronny Andersson
Masques : Giovanni Indelicato
Chorégraphie : Jimmy Meurling
Technique son et éclairage : Per Fritz
Photo : Kicki Nilsson/ICON Photography
Site : http://www.orebrolansteater.se/forestallningar/medeas-barn/
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© Örebro Kicki Nilsson ©ICON Photography
Mise en scène : Suzanne Osten
Avec : Etienne Glaser, Lise-Lotte Nilsson, Eva-Kristin Tangen, Inga Landgré, Torsten Wahlund.
Décor : Anita Kajaste
Musique : Gunnar Edander
Photo : André Lafolie
Site : http://www.ungaklara.se/forestallning/medeas-barn/

BALAZARD Sophie, GENTET-RAVASCO Élisabeth, Pratiquer le théâtre en collège - De l’expression à la création théâtrale, Armand Colin, coll. « Pratique pédagogique », 1999.
DULIBINE Chantal, GROSJEAN Bernard, Coups de théâtre en classe entière au collège et au lycée, SCÉRÉN-CRDP académie de Créteil, coll. « Argos Démarches », 2004.
GENETTE Gérard, Palimpsestes - La littérature au second degré, Seuil, coll. « Poétique » 1982.
THOMASSEAU Jean-Marie, « Pour une analyse du paratexte théâtral », in Littérature, nº 53, février 1984.
Médée, bande dessinée de Nancy Peña (dessin) et Blandine Le Callet (scénario), Casterman.
Ces bandes dessinées racontent l’histoire de la jeunesse de Médée, jusqu’à ce qu’elle fasse connaissance de Jason.
Thématiques : mythologie grecque, femme, héroïne, conflits, famille.
Mon Royaume, album de Kitty Crowther (école des loisirs, « Pastel », 1994).
C’est une histoire de territoire qui connote la relation parents-enfant. Une princesse essaye de résoudre les conflits entre un roi et une reine, qui ont leurs royaumes à côté du sien.
Thématiques : conflits, famille, abandon, pauvreté, exclusion, rêve/réalité.
What Maisie knew, film de Scott McGehee et David Siegel (2012), adapté du roman de Henry James Ce que savait Maisie, (trad. Marguerite Yourcenar, Éditions Robert Laffont, « Collection Pavillons », 1947).
Maisie est une petite fille de huit ans qui se voit en plein milieu d’une bataille entre ses parents après leur divorce. L’action du récit suit la perspective de l’enfant, qui va devenir instrument de l’égoïsme de ses parents. En interface avec le récit de Médée, il y a d’un côté le père de Maisie qui se divorce pour se marier à sa nounou vingtenaire ; de l’autre côté, sa mère se marie avec un bel homme plus jeune pour provoquer son ex-mari.
Thématiques : famille, divorce, enfance, cruauté, abandon.
Bande-annonce
Giraudoux (Électre, Amphitryon 38, qui sont des réécritures, ou La Guerre de Troie n’aura pas lieu, pour les plus âgés), Anouilh (Antigone bien sûr). Pour les plus âgés, lycéens : La Machine infernale de Jean Cocteau (réécriture et adaptation du mythe d’Œdipe-Roi).
À partir de l’interprétation des points de vue des personnages, faire :
On peut aussi faire une ralisation d’un montage des extraits ou de l’intégralité de la pièce.
Pour finir, faire un bilan du travail, un retour sur la pièce.
Éventuellement, on peut faire un montage des extraits ou de la totalité de la pièce.
Pour finir, bilan du travail et retour sur la pièce