Daniel Keene

Le Long Chemin du retour

Texte original en anglais traduit en français par Séverine Magois

Personne ne revient indemne de la guerre. Dans cette ample pièce kaléidoscope, le dramaturge australien Daniel Keene explore la réalité traumatisante des conflits armés et la difficile réadaptation à la vie civile. Tom et Nick, deux vétérans des forces armées australiennes déployés en Afghanistan, sont hantés par leurs souvenirs ; leurs femmes, Beth et Anna, bien que démunies, tentent de faire face. Zac, grièvement blessé au combat, sort d’un long coma, mais peut à peine bouger et parler ; médecin, patiente et soldat se succèdent à son chevet. Quatre enfants jouent à la guerre ; eux aussi s’engageront et devront à leur retour affronter les conséquences de cette mobilisation. À ces trajectoires se mêlent des scènes de vie militaire qui viennent compléter la toile habilement tissée d’une multitude de récits et de personnages. Daniel Keene transcende la noirceur du sujet en livrant un récit teinté d’humour et d’empathie, construit à partir de témoignages de soldats australiens. Dans une écriture ciselée, tour à tour empreinte de trivialité et de poésie, il dépeint l’humanité dans ce qu’elle a de plus fragile.

Textes de l'ouvrage

Personnages

18 homme(s)

7 femme(s)

4 garçon(s) et adolescent(s)

1 chœur, une patrouille, des soldats filmés

Détails

Édition papier (2025)

136 pages

ISBN : 978-2-84260-977-1

Soutiens : Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre.

Date de parution :

Collection Répertoire contemporain

Distinctions et prix

Le Long Chemin du retour fait partie des dix textes remarqués dans le palmarès 2026 des Journées de Lyon des autrices et auteurs de théâtre. Aide à la création (Artcena), catégorie traduction, printemps 2024

Dans la presse

"Daniel Keene nous livre donc un texte kaléidoscope, ne suivant pas une chronologie linéaire. Parfois nous nous retrouvons sur le front en Afghanistan. D’autres fois nous revoyons certains des soldats lorsqu’ils étaient enfants, en train de jouer à se faire la guerre pour de faux. Ou bien nous sommes en présence de soldats revenus du front, certains gravement blessés, d’autres n’arrivant pas à retrouver une vie normale." Laurence Cazaux, Le Matricule des anges, janvier 2026