C. Le texte

Intertextualité

On fera lire le préambule en regard du prologue de la pièce d’Anouilh.

Les élèves, par groupes, repèreront les similitudes et les différences.

On verra avec les élèves la différence ténue entre les mots « préambule » et « prologue » mais on soulignera que tous deux introduisent.

Sur l’apparence des personnages d’Antigone et de Créon on retrouve de grandes similitudes :

  • Antigone : chez Anouilh « la petite maigre » / chez Lebeau « la petite Antigone » (p. 7), « la petite adolescente » (p. 8)
  • Créon : chez Anouilh « cet homme robuste, aux cheveux blancs qui médite là » « il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires » / chez Lebeau « un homme mûr » « un homme d’un certain âge » « un homme de pouvoir » (p. 8)

Les enjeux du texte

-> « L’homme peut-il déjouer le destin ? » Telle est la question de la scène 5. Elle renvoie à la pièce grecque d’Œdipe roi. L’enchaînement des tentatives de déjouer le destin aboutissent inexorablement à son éxécution.

-> L’escalade de la violence et l’accumulation des morts.

-> La question du choix. Antigone choisit de mourir. Pourquoi ?

-> La « dernière question » celle posée par le Coryphée : « Qu’est-ce que gagner veut dire ? »

-> La question de la fragilité de la vie.

La forme textuelle

On interrogera cette forme en vers libres.

Comment cela influence votre lecture ? Qu’est-ce que cela a comme effet lorsque vous le lisez seul ? Si vous le lisez à voix haute ?

-> Ces diverses questions seront reprises dans la mise en voix.