a. Entre références bibliques…

Un hippopotame, Hippy, et un castor, Nestor, se baignent sous une chaleur terrible qui n’est pas sans rappeler nos canicules actuelles. Alors que cette scène estivale semble innocente, s’articulant autour de l’hésitation de Nestor le castor à plonger dans l’eau, voici que le temps change brutalement, devenant terriblement menaçant. Une poule entre en hurlant : plus de doute possible, c’est le « dé-dé-dé-déluge » (p. 12), et le seul moyen de s’en sortir, c’est d’embarquer dans un bateau, construit pour l’occasion. On aura ici reconnu la référence biblique issue du livre de la Genèse, l’histoire de Noé et de son arche.

L’enseignant·e pourra interroger les élèves sur leurs connaissances de cette parabole et pour reconstituer un récit complet qui servira de base de travail. Il sera aussi possible, en lien avec un·e professeur·e d’arts plastiques, d’aller chercher des représentations de l’arche de Noé dans la peinture ou le cinéma. 

D’après les chapitres 6 à 9 du livre de la Genèse, Dieu, observant la méchanceté des hommes, décide de faire tomber un déluge sur la Terre pour y détruire toute vie, « depuis l’homme, jusqu’aux bestiaux, aux bestioles et aux oiseaux du ciel »1. Noé trouve grâce aux yeux de Dieu, car il est « juste, intègre parmi ses contemporains ». Dieu dit à Noé de construire une arche dans laquelle il embarquera avec sa famille, sa femme, ses trois fils et leurs épouses, mais aussi un couple de chaque espèce animale. « […] Je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits »2 dit Dieu à Noé. 

S’appuyant sur les citations issues de la Genèse mentionnées dans le corps de ce paragraphe, l’enseignant·e pourra inviter les élèves à réfléchir aux motivations de Dieu à déclencher le Déluge. Cette discussion pourra notamment permettre d’intégrer la question du respect de la Terre dans une perspective de réflexion écologique. Un·e professeur·e d’enseignement moral et civique pourra participer à cette réflexion. 

Cette scène d’ouverture, mise en relation avec le titre de la pièce et la distribution, permet de comprendre que ce Déluge va se vivre du côté des passagers de l’arche, c’est-à-dire des animaux. On l’a vu assez vite, ce sont des animaux parlants qui vont rejouer l’histoire de l’arche, déjà bien renseigné·es sur ce qu’iels vivent.

L’enseignant·e pourra proposer aux élèves de lire les premières scènes et de noter toutes les références à la Bible qui apparaissent : « un acte de foi » (p. 8), « le messie » (p. 8), le « dé-dé-dé-déluge » (p. 12), « rebelote comme dans la Bi-ible » (p. 12) notamment. 

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