A. Faire parler les animaux

En s’appuyant sur les fiches réalisées pour chacun des animaux présents dans la pièce, en prêtant attention aux adjectifs qui les qualifient (le castor trouillard, la poule hystérique etc.), l’enseignant·e proposera aux élèves de réfléchir à la manière dont pourraient parler les animaux-personnages de la pièce. L’exercice est particulièrement intéressant dans l’idée d’une première approche d’oralisation et de mise en voix qui conduiront à la mise en jeu, pour donner corps à ces voix animales.

Dans un premier temps, l’enseignant·e pourra proposer aux élèves de choisir un personnage vers lequel iel est attiré. L’élève choisit une réplique de son personnage, suffisamment longue pour travailler dessus (lue ou apprise par cœur).

Exemples : 

  • Hippy : « Tu finiras par ressembler à un chausson grillé ! Allez, jette-toi à l’eau, espèce de trouillard. » (p. 7)
  • Enrico : « Le déluge va s’abattre sur nous ! Dans une demi-heure, le monde sera détruit ! » (p. 15)
  • Kanji : « On a heurté un iceberg. Les zèbres essayent de nous tirer de là. » (p. 55)

En possible collaboration avec un·e professeur·e de musique, les élèves pourront déployer les possibilités : jeu sur les aigus et les graves, variations de vitesse, projection vocale plus ou moins forte (du murmure au cri), etc. Chaque élève sera invité·e à réfléchir à une identité vocale pour son animal. Puis, par petits groupes (constitués autour d’un même animal choisi, ou inversement) iels seront encouragé·es à faire entendre leur proposition, d’abord aux membres du groupe, puis à toute la classe, par groupe.

Plusieurs possibilités après cela : 

  • Les élèves spectateur·rices font des retours et proposer des variations autour d’une base proposée par l’élève ;
  • L’enseignant·e de musique propose un jeu sur les contrastes : si mon animal a a priori une voix grave, que se passe-t-il si je le fais parler avec une voix aiguë, par exemple ? Ou si je varie les vitesses dans la parole ?
  • L’enseignant·e suggère d’ajouter des émotions : comment est-ce que la joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût modifient la voix du personnage ? 

Petit à petit, les élèves seront encouragé·es à nourrir la personnalité de leur animal-personnage par le seul biais de la voix. 

L’enseignant·e pourra également mettre l’accent sur la façon dont les personnalités se trouvent confrontées dans les différentes scènes et comment elles s’influencent vocalement. Si l’on prend par exemple le tableau 3, où Sticky tente de monter sur l’arche, comment, en lecture, peut-on faire entendre les émotions et enjeux des personnages par un travail vocal ?

Pour conclure ce premier travail, l’enseignant·e proposera aux volontaires de choisir une réplique, n’importe laquelle, et d’en proposer une lecture en ayant en tête un des animaux de la pièce, en le gardant secret. La classe devra deviner de quel animal il s’agit, ce qui engagera le ou la lecteur·rice à s’appuyer sur une personnalité vocale claire.

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