B. Une aventure en huis-clos
Sticky Petit-Phasme est une pièce en huis-clos, du moins à partir du moment où l’arche quitte la terre ferme et s’élance dans les vagues du Déluge. Cette arche peut facilement être transposée à d’autres bâtiments, ne flottant pas sur l’eau certes, mais dans lesquels on « s’enferme » pour diverses raisons.
L’enseignant·e pourra ainsi proposer d’imaginer l’école dans lequel la classe se trouve comme une arche. Dès lors, chaque scène aurait lieu dans un endroit différent. Pour engager cette réflexion de mise en espace, on prendra le temps de relire les didascalies de chaque scène – y compris l’ouverture puisqu’on pourrait figurer le monde où Nestor et Hippy se baignent et où Rino garde l’entrée de l’arche comme une cour de récréation ou l’entrée de l’école. À partir de là, on essaiera d’associer les différents espaces du bâtiment aux différentes scènes.
Deux options s’offrent alors au groupe pour poursuivre cette mise en jeu :
- Soit on peut avoir accès aux différents espaces le temps d’une mise en place des scènes, auquel cas on peut réfléchir à une déambulation dans l’école entre les scènes, en imaginant le fuite de Sticky à travers les couloirs et entre les espaces. Une nouvelle fois, les scènes pourront être apprises par les élèves ou simplement esquissées par le biais d’improvisations ;
- Soit on imagine que la salle de travail représente l’arche et on s’amusera alors à la diviser en différents espaces dans lesquels ont lieu les scènes. Ce qui est amusant avec cette option, c’est l’idée que les choses ont lieu les unes à côté des autres : l’enseignant·e pourra proposer aux élèves de figurer les animaux dans l’arche, menant leurs vies tranquilles pendant que les scènes ont lieu. C’est un excellent moyen de faire comprendre le principe du hors-champ et de travailler à du jeu sans parole qui ne peut pas prendre le dessus sur la scène principale.
En accentuant le côté clos de l’arche, la course-poursuite de Sticky devient beaucoup plus apparente et chaque rencontre avec un ou des nouveau(x) personnage(s) apporte de nouveaux éléments qui, à terme, contribueront à la survie de notre héros. On pourrait ainsi imaginer la mise en jeu de cette pièce à la manière d’un jeu de rôle ou d’un jeu vidéo. Là encore, en distribuant les rôles en fonction des envies de chacune, et en utilisant le ou les espaces donnés, l’enseignant·e pourra se transformer en maître·sse du jeu et raconter la pièce à la manière d‘un jeu de rôle, les élèves étant invité·es à figurer l’action, à ajouter les dialogues (textes sus ou improvisés) et à avancer dans l’aventure. S’il y a eu précédemment un travail sur les chansons de la pièce, celles-ci peuvent être incluses et servir de chapitrages à la traversée !

