Olivier Saccomano Nathalie Garraud
Un Hamlet de moins / Institut Ophélie
« Je ne suis pas Ophélie, Ophélia, Ophélie. J’arrive après, c’est ça l’histoire. Un décalage. Entre ce qu’on vit et ce qu’on voit. Entre un visage et un paysage. Mais vous n’aimez pas l’histoire. Vous aimez les histoires, les histoires drôles, belles, tragiques, ou un autre adjectif, avec une femme jeune, belle, morte, mais vous n’aimez pas l’histoire. Ça vous fait mal, l’histoire. Vous finirez comme des animaux de cirque, des princes-héritiers, des esclaves. “J’ai mal ici, j’ai mal là”… Mais moi j’ai mal partout en même temps si vous voulez le savoir. »
Sont publiés ici les textes de deux pièces de Nathalie Garraud et Olivier Saccomano, Un Hamlet de moins et Institut Ophélie. Partant des rôles de Shakespeare, d’associations libres et de bifurcations historiques, ils forment un champ de bataille théâtral où s’articulent les désirs et les représentations de notre temps.
Les documents qui accompagnent ces œuvres sont extraits de leur correspondance de création (entre eux, avec leur équipe), nous faisant ainsi entrer dans leur atelier d’artistes et de penseur·ses, renouant avec le sens premier du travail dramaturgique.
Nathalie Garraud est metteuse en scène. Olivier Saccomano est auteur. Ils codirigent le Théâtre des 13 vents - Centre dramatique national Montpellier.
Textes de l'ouvrage
Thème(s)
Détails
Édition papier (2023)
204 pages
ISBN : 978-2-84260-919-1
Soutiens : Publié en partenariat avec le Théâtre des 13 vents – Centre dramatique national Montpellier.
Date de parution :
Collection Méthodes
Détail des textes présents dans ce livre
Personnages
3 homme(s)
1 femme(s)
Thème(s)
Genre(s)
Dramaturgie(s)
Durée
75 minutes
L’histoire de l’art a figé le personnage d’Ophélie dans une posture de jeune vierge mélancolique, à jamais couchée sur un lit de fleurs. Cette postérité passive, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano l’érigent en symptôme de la condition féminine. Comme Ophélie, chaque femme est menacée par un arrêt sur une image, une fixation de son identité.
Ce mécanisme d’oppression est matérialisé par l’Institut Ophélie, centre pour jeunes dépressives tour à tour bordel, foyer familial ou musée dans lequel Jeanne, au bord de la folie, convoque des fantômes du passé et se bat pour fissurer les quatre murs de sa prison.
Personnages
11 homme(s)
10 femme(s)
2 enfant(s) et adolescent(s)
des figurants
Thème(s)
Genre(s)
Dramaturgie(s)
Durée
100 minutes