éditions Théâtrales Jeunesse

Édition papier (2017) 8,00 € acheter chez nos libraires
fiche modifiée le 15/11/2017

Michelle doit-on t'en vouloir d'avoir fait un selfie à Auschwitz ?

À partir de 14 ans
Qui est Michelle ? Ou plutôt  : qui est uneviedechat ? Une adolescente insouciante ou mal élevée ? On assiste ici à la confrontation de deux mondes : celui des « vieux », qui regardent défiler le paysage, et celui des jeunes, prompts à le mettre en boîte, ce beau décor, avec leurs smartphones tout équipés et ultraconnectés. C’est à ce nouveau monde qu’appartiennent Kim, Angèle, Michelle, Sélim et Abel. Et c’est l’ancien monde qu’ils viennent visiter en allant découvrir à Auschwitz l’horreur des camps de concentration, ce souvenir dur et froid, qui ne résistera pas, cependant, au sourire de Michelle et au déclenchement de son appareil photo…
A-t-elle accompli son devoir de mémoire en prenant ce selfie ? A-t-elle sali le passé en posant devant les vestiges de la Shoah ? Les avis divergent sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent, et la Toile se referme sur Michelle, prisonnière virtuelle d’un harcèlement numérique cruel. L’écran devient le point de confluence entre le réel et l’image, et redessine nos espaces de parole et de liberté.
Avec cette pièce chorale inspirée d’un fait divers réel, Sylvain Levey nous laisse libres d’exercer notre regard – et notre jugement – sur cette société du paraître que nous avons bâtie. Grâce à une dramaturgie jouant de l’immédiateté d’Internet, il démonte le mécanisme de l’emballement virtuel, qui confine au harcèlement.
Dans la presse
Elle a osé prendre un selfie à Auschwitz. Elle a osé la représentation de soi, dos tourné au camp de la mort, à ce lieu qui pourtant justifie la photographie elle-même – paradoxe que souligne avec justesse Michel Simonot dans sa postface de la pièce. Doit-on l’accabler ? Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? La question est posée, à propos de Breanna Mitchell, dans un article ; Sylvain Levey la ressaisit et semble la prolonger indéfiniment, en une suspension qui demeure encore longtemps après la lecture de la pièce, jusqu’au moment d’écrire cette critique. [...]

Sylvain Levey dévoile cet ordinaire de la représentation, qui pénètre aussi bien les élèves que les professeurs d’histoire et d’allemand. Tous envoient des messages ; tous postent des photographies avec commentaires, chaque fois qu’ils arrivent dans un lieu : Michelle, Angèle, Kim, Abel, Sélim… Nous aurions envie d’ajouter Sylvain, moi, ta mère, mon frère, ta voisine… Mais Sylvain Levey ne le dit pas ; il ne le suggère même pas. Il écrit l’histoire, sans prétendre nous instruire, sans même répondre à la question inaugurale, avec une grande tendresse pour ces êtres perdus dans leurs habitudes.
Pierre Monastier, profession-spectacle, octobre 2017. L'article dans son intégralité est consultable ici.

Le selfie (que les canadiens francophones nomment du joli terme d’égoportrait) suppose, comme le rappelle Michel Simonot dans sa postface, de tourner le dos à ce que l’on photographie – et peut-être même de ne l’avoir vu que sur son écran de téléphone. Est-ce pour autant tourner le dos au monde et refuser de le voir ? Les lecteurs jugeront.
Y. A., lapetiterevue.fr, novembre 2017. L'article dans son intégralité est consultable ici.
Personnage(s)
  • 4 homme(s)
  • 4 femme(s)
  • 5 enfant(s) et adolescent(s)
    • 3 fille(s) et adolescente(s)
    • 2 garçon(s) et adolescent(s)
  • 1 chœur
Soutiens
  • Publié avec le concours du Centre national du livre
Durée

90 minutes

Niveau(x)