éditions Théâtrales Jeunesse

Arsène et Coquelicot

de Sylvain Levey

Carnet artistique et pédagogique

On se concentrera pour cette partie sur le monologue de Coquelicot p. 30 et, on regroupera, comme un monologue, les répliques d’Arsène : la 2ème p. 31 et les deux p. 31.

On confiera à deux ou trois groupes de filles le monologue de Coquelicot et deux ou trois groupes de garçons celui d’Arsène (à ce stade, un travail de lecture ne nécessite pas nécessairement d’attribuer un rôle de fille à une fille et inversement ; la répartition ici se justifie par le fait de la proposition ultérieure d’une mise en jeu).

Consignes pour préparer la lecture :

  • Proposez un découpage du texte à vous répartir qui mette en relief l’écriture du texte, de manière à le lire en chœur.
  • L’auteur n’a pas mis de point dans le monologue de Coquelicot, c’est une seule phrase (on considérera de même qu’il n’y a pas de point intermédiaire entre les répliques regroupées d’Arsène) donc ne pas baisser la voix à la fin de chaque intervention, laisser la voix suspendue comme s’il n’y avait qu’un seul lecteur.
  • Entrainez-vous à lire en exprimant les sentiments des personnages.

Présentation des lectures

Comme à chaque lecture, on distinguera bien l’espace de lecture de l’espace des spectateurs. (On demandera que les livres soient mis de côté le temps où l’on est spectateur pour être bien à l’écoute, ce qui aide beaucoup les lecteurs. Rituel de silence avant de commencer à lire pour chaque groupe)

Retour sur les propositions : découverte de l’anaphore

Suite aux lectures, on pourra se poser diverses questions :

  • Certaines lectures ont-elles été plus émouvantes ? L’expressivité peut compter mais sans doute aussi le découpage marquant les anaphores.
  • En fonction de quoi avez-vous fait le découpage ? Les différentes propositions devraient mettre en évidence l’appui sur ce que les élèves appelleront d’abord des répétitions Coquelicot : « j’ai pleuré » puis seulement (variation) « j’ai » puis « je n’ai » (et pas seulement un découpage appuyé sur les virgules parce que l’évocation de la naissance de leur fille gagnerait à n’être pas coupée, au moins pour partie). Arsène : « malgré… malgré… »
  • On pourra demander ce que ces répétitions ont de particulier et introduire le terme "anaphore". Sans crainte, c’est un mot qui, comme didascalie, leur plaira !

Pour mesurer combien ce procédé d’écriture est porteur d’émotion, on pourra faire la différence avec une réécriture plus conventionnelle : « J’ai pleuré en pensant à sa cicatrice. Je regrettais ses mains de paysan qui… » Idem pour Arsène.

L’adulte pourra leur relire en prolongement le monologue d’Arsène (p. 36) : il ne s’agit pas toujours d’anaphores proprement dites mais de constructions anaphoriques par accumulation en listes des infinitifs (encore une liste !)

Mémorisation

Au choix on demandera d’apprendre l’un des deux monologues (ou pourquoi pas celui p. 36, certains préférant peut-être l’émotion de ce bonheur rêvé au chagrin et à la peine de l’attente). Avec pour consigne d’exprimer l’émotion du texte en s’appuyant sur tout ce qu’on aura dit sur ces passages.
Plutôt que d’enchaîner trop de présentations lassantes, suggestion : instituer un rituel de concentration du groupe à chaque reprise de travail sur Arsène et Coquelicot : demander à un Arsène et une Coquelicot de dire son texte et clore la séance de même. (voir I-D)