éditions Théâtrales Jeunesse

Édition papier (2020) 8,00 € acheter chez nos libraires
fiche modifiée le 15/12/2020

Il a beaucoup souffert Lucifer

À partir de 9 ans
Un orphelin de dix ans est surnommé Lucifer par ses camarades de CM2 qui lui font vivre un enfer. Humiliations, moqueries, violences physiques, tout y passe. Même l’institutrice s’y met, aveuglée par Gabriel, le meneur du supplice et ancien meilleur ami de Lucifer.
À la maison, le garçon ne dit rien à sa grand-mère et préfère l’aider à construire des châteaux de cartes. En classe, plutôt que de sortir les cornes, il choisit d’étudier son bourreau à la loupe pour mieux le comprendre. Car après tout, c’est peut-être Gabriel qui va mal ?
Antonio Carmona aborde le harcèlement scolaire et la cruauté des enfants avec un sens aigu de la légèreté et de l’espoir, qui nous donne envie de croire en des lendemains meilleurs.
Dans la presse

"[...] Et ainsi va cette pièce, en équilibre magique entre l’ombre et la lumière, le rire et les larmes. Difficile de résister au ressort de ce texte, à sa légèreté poétique, à ses jeux avec les mots, à son débordement d’images et de métaphores. Malgré la gravité de son sujet, le harcèlement scolaire, la violence de certaines de ses scènes et sa manière frontale de montrer la cruauté et la lâcheté des autres élèves, dont aucun ne s’interpose.

Mais la pièce n’accable pas. Bien au contraire. Elle invite à réfléchir et à réagir. En particulier quand Lucifer comprend que c’est peut-être Gabriel qui va le plus mal…

[...]

Antonio Carmona a un propos et un regard, son travail mérite l’attention. Et la lecture de sa pièce, fluide et enlevée, est abordable dès l’âge de ses héros, tous en CM2."

Article de Michel Abescat, le 8 octobre 2020, Télérama


La voix du personnage relate ce qui lui arrive en alternant récit et dialogues théâtraux classiques. Le lecteur se retrouve ainsi témoin direct de ce que vit Lucifer. Mais un des grands intérêts de ce texte réside dans le fait d’aborder un sujet très sérieux avec toute la légèreté des enfants, voire avec humour. Rien de simpliste dans la psychologie des personnages : la grand­-mère est très fragile, l’institutrice a elle­-même des traumatismes et Gabriel, chef de file du harcèlement, semble profondément malheureux. [...] Le ton humoristique, les situations réalistes mais surtout l’exposition de la mécanique des humiliations, de ses incidences comme de l’ineptie de son point de départ, sont tout à fait pertinents au collège. Si la fin peut sembler naïve, elle a le mérite de prôner une possible résolution grâce à la parole et laisse la porte ouverte à une transformation positive des harceleurs.

Critique d'Aude Biren, revue Lecture Jeune, décembre 2020.
Personnage(s)
  • 2 femme(s)
  • 2 enfant(s) et adolescent(s)
    • 2 garçon(s) et adolescent(s)
  • 2 marionnettes
Soutiens
  • Publié avec le concours du Centre national du livre
Durée

45 minutes