éditions Théâtrales

Édition papier (2018) 14,00 € acheter chez nos libraires
fiche modifiée le 18/04/2018

Le Principe d'Archimède

traduit en français par
Vincent, un jeune maître-nageur, est accusé par un enfant d’avoir embrassé l’un de ses camarades sur la bouche. Au milieu des flots déchaînés de parents inquiets et alarmistes, en immersion dans le microcosme chloré de la piscine, les quatre personnages en apnée peinent à retrouver la surface. Entraînés dans une véritable chasse à l’homme, lecteurs et spectateurs perdent pied dans un maelström de scènes adroitement maillées où la vérité leur échappe, avant d’apercevoir le sens possible de cette histoire tout sauf univoque. Car qui condamne-t-on, au juste, en suivant aveuglément la rumeur avide de drame, si ce n’est la liberté  ?
Josep Maria Miró dénonce le fascisme ordinaire de nos sociétés aseptisées et sécuritaires qui, au nom de leur protection, montent les individus les uns contre les autres et condamnent sans procès toutes les subversions.
Son texte, construit comme un puzzle dont les pièces s’agencent peu à peu, invite à plonger dans un huis clos glissant et fascinant, pour trois acteurs et une actrice au jeu rapide et sous pression.
Dans la presse
Est-il coupable ? Personne ne le sait. Comment Pierre peut-il prouver son innocence ? Personne ne le sait non plus. Le principe d’Archimède n’est pas une œuvre sur la pédophilie, mais sur la rumeur, la paranoïa et la suspicion qui peuvent réussir à détruire une voire plusieurs existences (celle de Pierre, de ses collègues, des parents et/ou des enfants). Par cette incrimination fondée sur les paroles d’une enfant, la vie de Pierre est bouleversée à jamais, d’autant plus que la rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux. Quoi qu’il fasse à présent, il restera des traces et le droit à la présomption d’innocence ne devient qu’une expression vide de sens à partir du moment où l’accusation est faite.
Aurore Garot, Toute la culture, avril 2018, article complet ici.
Personnage(s)
  • 3 homme(s)
  • 1 femme(s)
Soutiens
  • Traduit et publié avec le soutien de la Maison Antoine Vitez Publié avec le concours du Centre national du livre
Durée

75 minutes