éditions Théâtrales

Édition papier (2015) 13,90 € acheter chez nos libraires
fiche modifiée le 25/04/2017

Un beau lièvre est le plus souvent l’Unisollitaire

Texte original en allemand traduit en français par

Dans ce texte au titre mystérieux issu des quelque mille feuillets d’un poète naïf, l’auteur autrichien Philipp Weiss invite les lecteurs à une plongée inédite dans l’histoire d’un lieu fameux, la maison des Artistes, rattachée à la clinique psychiatrique de Gugging en Autriche. Par cette immersion, il remonte à la source créatrice de deux artistes : un peintre, August Walla, et un poète donc, Ernst Herbeck, qui ont créé des œuvres aujourd’hui reconnues, trempant leur inspiration dans la schizophrénie et la paranoïa.

Sans aucun doute, ils ont été des « personnes indemnes de culture artistique » comme le pointait Jean Dubuffet dans sa définition de l’art brut, renvoyant aux expressions artistiques en marge des codes, des apprentissages et de l’histoire de l’art. Weiss fait revivre des hommes dont on a du mal à connaître leur degré d’appréhension de leur travail sensible, mais aussi des praticiens comme le professeur Navratil qui a inventé ce lieu d’accueil dans les années 1950.

Ce théâtre documentaire à la fiction foisonnante explore aussi un morceau d’histoire de la psychiatrie, depuis les électrochocs qui ont tué de nombreux malades, jusqu’à cette thérapie par l’art qui en a sauvé quelques-uns et a offert au monde des expressions singulières. Weiss propose ainsi pour le plateau un matériau riche qui interroge l’histoire de la folie et de l’art au XXe siècle.

Dans la presse
Dans un texte mystérieux qui alterne les styles et adopte des constructions différentes au fil des scènes, l’auteur revient avec poésie sur la vie entre quatre murs de ceux que le peintre Henri Dubuffet désigne comme les créateurs de « l’art brut ». Les fantômes d’un passé nazi ne sont jamais loin et ressurgissent au cœur de délires paranoïaques et schizophréniques des malades. C’est un théâtre à la valeur documentaire qui revient sur ces heures sombres d’une psychiatrie adepte des électrochocs.
Chroniques de L'avant-scène théâtre, octobre 2016.
Prix & récompenses
Texte lauréat des Journées de Lyon des auteurs de théâtre, 2015.
Personnage(s)
  • Une dizaine de personnages
Durée

120 minutes