éditions Théâtrales Jeunesse

L’Apprenti

de Daniel Keene

Carnet artistique et pédagogique


Carnet mis en ligne en janvier 2020

Carnet rédigé par Thomas Roy, comédien et étudiant-chercheur en études théâtrales.

Le texte

Julien trouve son père distant. Il se cherche alors un « meilleur » papa, qui l’aimera pour ce qu’il est. Il observe et étudie les habitudes des clients du café d’en face et choisit Pascal, l’amateur de mots croisés. Cet adulte inachevé et maladroit sera-t-il le bon ?

En treize scènes, sur une année, d’un mois d’avril à l’autre, la pièce montre avec pudeur cet appel d’un jeune adolescent délaissé en direction d’un homme qui hésite à endosser le difficile rôle de père et qui devient l’Apprenti. L’écriture épurée de Daniel Keene offre une histoire touchante et rare sur la paternité et la naissance de l’amitié.

L’auteur


© C.A Croggon

Né en 1955 à Melbourne (Australie), Daniel Keene écrit pour le théâtre, le cinéma et la radio depuis 1979, après avoir été brièvement comédien puis metteur en scène. Cofondateur et rédacteur de la revue littéraire Masthead, il a également traduit l’oeuvre poétique de Giuseppe Ungaretti.

De 1997 à 2002, Daniel Keene a travaillé en étroite collaboration avec la metteuse en scène Ariette Taylor. Ensemble ils ont fondé le Keene/Taylor Theatre Project qui a créé trois de ses pièces longues et une trentaine de ses pièces courtes (dont six ont été reprises au Festival de Sydney 2000).
Il a par ailleurs noué une fidèle relation de travail avec le réalisateur australien Alkinos Tsilimidos qui a porté à l’écran Silent Partner (2000), Tom White (scénario original – Festival international du film de Melbourne, 2004) et Low (sous le titre EM 4 Jay, 2006).

Au-delà de l’Australie, ses pièces ont été jouées à New York, Pékin, Berlin, Tokyo, Lisbonne… Nombre d’entre elles ont été distinguées par d’importants prix dramatiques et littéraires.

Pour lire sa biographie complète, c’est ici.

La traductrice

Après des études d’anglais et une formation de comédienne, Séverine Magois s’est orientée vers la traduction théâtrale. Elle travaille depuis 1992 au sein de la Maison Antoine Vitez - Centre international de la traduction théâtrale, dont elle a coordonné à plusieurs reprises le comité anglais.

Depuis 1995, elle traduit et représente en France l’œuvre de Daniel Keene (éditions Théâtrales), ainsi que le théâtre pour enfants de l’Anglais Mike Kenny (Actes Sud / Heyoka Jeunesse). Elle a également traduit, pour la scène et/ou l’édition, des pièces de Sarah Kane (L’Arche), Marie Clements, Kay Adshead (Lansman), Terence Rattigan (Les Solitaires intempestifs), et de nombreux autres auteur·ices.

Elle a cotraduit avec Jérôme Hankins une partie de la correspondance d’Edward Bond (L’Énergie du sens, Climats) et collaboré à la traduction de son livre théorique La Trame cachée (L’Arche). Avec Gisèle Joly, elle a traduit Ce démon qui est en lui, une pièce inédite de John Osborne. Et collaboré avec Michel Bataillon à la traduction des surtitres de Peter Pan pour le spectacle de Bob Wilson.

En 2014, pour Isabelle Adjani, elle traduit Kinship de Carey Perloff (L’Avant-Scène / Théâtre de Paris). En mars 2016, sa traduction de Phaedra’s Love de Sarah Kane est créée à l’Odéon-Théâtre de l’Europe par Krzysztof Warlikowski, avec Isabelle Huppert.

En 2005, elle reçoit, avec Didier Bezace, le Molière de la meilleure adaptation d’une pièce étrangère pour La Version de Browning de Terence Rattigan. En 2013, elle se voit décerner le Prix de la traduction des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre pour Brûler des voitures de Matt Hartley (Théâtrales), dont elle devient l’agent français en 2016. En 2017, elle est lauréate du Prix de la traduction de la SACD.

Pour lire sa biographie complète, c’est ici.